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Comment perdre du ventre.
Parce qu’on n’en a plus envie: le système sensoriel
Comment perdre du ventre.
Le système sensoriel de rassasiement repose sur la réduction puis la disparition du bien-être gustatif.
C’est un épiphénomène compliqué qui associe trois évolutions parallèles et se met en place dès les premières bouchées. Il découle de la somme calorique des aliments. Il est distinctif de chaque aliment.
Alors que le mangeur n’éprouve plus de bien-être gustatif pour son aliment, c’est qu’il a assez mangé de cette nourriture et que ses besoins ont été satisfaits.
Comment perdre du ventre.
Tout aliment possède un goût, une représentation sensorielle, à l’origine d’une sensation. Cette dernière détient elle-même divers composantes. Les premières sont liées aux particularités de l’aliment, ce que l’on appelle ses caractères organoleptiques, et dévoilent un aspect qualitatif et quantitatif. La composante qualitative acquiesce de décrire les caractéristiques de l’aliment: il est sucré, froid, jaune, long, ferme, etc.
Comment perdre du ventre.
Bref, il s’agit d’une banane trop verte qui sort du frigidaire. La composante quantitative accepte de quantifier ces perceptions: elle est un peu ou très sucrée, très ferme, et assez grande. A tout ceci vient s’ajouter une troisième composante qui, elle, est affective et présente, à l’opposé des deux autres, la spécificité de se modifier au cours de la transformation de rassasiement. Car, en effet, si les propriétés organoleptiques de l’aliment ne changent pas au cours de sa consommation, ii n’en est pas de même du plaisir qu’il assure. Les premières bouchées de l’aliment assureront plus de plaisir que les dernières. Cet effet sera d’autant plus sensible que l’aliment sera riche en énergie. On le discernera donc plus commodément en mangeant du foie gras ou du chocolat qu’en mangeant des légumes verts. Et c’est donc la disparition du plaisir gustatif qui entraînerai’ arrêt de la consommation de l’aliment. Ce phénomène résulte de la combinaison de trois processus l’alliesthésie alimentaire négative, le rassasiement sensoriel spécifique et le rassasiement conditionné.
Alliesthésie : Définition: Variations des sensations subjectives d'un individu, concernant une stimulation de nature agréable ou désagréable, à la suite d'une stimulation externe.
Le terme est introduit par Cabanac (1968) pour expliquer que la façon dont va percevoir le caractère agréable d'un stimulus dépend de l'état interne de l'organisme.
Plus précisément, l'alliesthésie dépend de la température du corps, du poids, du taux de certaines substances, bref, des constantes de l'organisme qui lui permettent de fonctionner en homéostasie.
L’alliesthésie alimentaire négative Le phénomène alliesthésique a été décrit pour la première fois en 1968 et correspond à la modification de la perception affective de l’aliment en fonction de l’état énergétique interne de l’individu. Étymologiquement, il signifie modification de sensation. Il s’agit d’un phénomène universel dont chaque mangeur peut faire l’expérience chaque fois qu’il mange. Plus le mangeur a faim, plus le plaisir qu’il éprouve à manger est important. Puis, au décours de sa consommation, ce plaisir décroît au fur et à mesure qu’il se rassasie. C’est pour cette raison que l’on parle d’alliesthésie alimentaire négative. En cas d’ingestion forcée, le plaisir peut même se transformer en déplaisir. Le phénomène a été mis en évidence par un mec grâce à l’expérience suivante.
Comment perdre du ventre.
On demande à un groupe de personnes de noter le plaisir qu’elles éprouvent à goûter une solution plus ou moins sucrée.
Dans une première expérience, les sujets sont à jeun et éprouvent d’autant plus de plaisir que la solution est sucrée. Dans une seconde expérience, les mêmes sujets viennent d’être nourris et éprouvent de l’indifférence pour les solutions les moins sucrées et une sensation franchement désagréable. |